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FABIEN LECOEUCHE

Je suis éditeur de logiciel.

J’ai une équipe de 5 personnes basées à Bordeaux qui assure le développement et la maintenance d’un logiciel pour les casseurs automobiles pour le recyclage des voitures et des pièces détachées. Ça marche bien. J’ai pris une personne avec il y a 2,5 ans. Il était bien, ça s’est bien passé, et depuis on est monté à 5 personnes.

J’ai monté une boite avec mon voisin qui est charpentier.

C’est mon 3 e projet, monté sur Lège Cap-Ferret, où j’habite, avec Loïc un jeune voisin que j’ai connu quand il avait 7 ans, qui aujourd’hui en a 24, et qui est charpentier.

On a monté une boite de services, qui s’appelle LF services. On y fait tout ce qui est terrasse, bardage, extension de maison, charpente, couverture, etc.

Je gère un espace de Coworking.

C’est ma dernière activité, sans doute la plus délicate et la plus risquée, et en même temps la plus “sexy” ! C’est une manière d’investir dans l’immobilier à Bordeaux, d’avoir un lieu pour mon équipe, mais aussi pour tous les travailleurs nomades qui cherchent un lieu qui accueille autrement. Nous nous attachons à rendre possible la combinaison entre travailler dans un espace innovant et avoir accès à une nourriture saine et équilibrée.

J’adorais MacGyver…

Je regardais beaucoup la télé quand j’étais petit, beaucoup trop… mais j’avais besoin de rêver et de me projeter, donc j’adorais l’Agence tous risques et MacGyver!

Ce que j’aimais dans les deux, c’est qu’il y avait toujours un moment où il fallait créer ou inventer un truc, se débrouiller au milieu du désert, ou encore fabriquer je ne sais pas quoi pour s’en sortir. Ce côté technique, très ingénieux et en même temps très « aventure », me plaisait beaucoup !

Par contre, le héros à la James Bond, Superman ou encore Robocop, ne me fait aucun effet.

Didier m’a montré que tu peux concilier le travail et le plaisir de vivre dans un endroit que tu aimes…

Didier Desplantes était plus âgé que moi. Il vivait en Normandie, moi aussi. Il était médecin, très cultivé, très intelligent, et très sensible à tout ce qui était en lien avec la nature, le corps, la santé.

Il nous emmenait en vacances deux ou trois fois par an, du côté de Royan, à La Tremblade, en CharenteMaritime, au bord de la mer, dans des endroits fabuleux ! Je venais de Normandie où il faisait gris, et à chaque fois c’était mon moment de paradis ! C’était vraiment « Waouh » … « Ah oui il y a autre chose sur terre ! »… « Ah oui il y a ça ! C’est génial ».

L’endroit, les activités qu’on faisait et les personnes avec qui on était, faisaient qu’on apprenait plein de choses. On vivait différemment. Ces quelques semaines dans l’année représentaient l’aventure !

C’était un mentor, parce qu’il m’a montré un autre mode de vie que celui dans lequel je vivais avec mes parents. Et une des premières leçons qu’il m’a apprise est que tu peux concilier le travail et le plaisir de vivre en étant en permanence dans un endroit que tu aimes. Et clairement cela a été mon fil rouge, car aujourd’hui, je vis à Bordeaux, qui est le copier-coller de la Tremblade, là où je venais en vacances, avec les pins, la mer, les odeurs…

Ah ! J’en profite pour dire que même lorsqu’on a des héros ou des mentors, la route entre là où tu es et là où tu veux aller, n’est pas une ligne droite. Tu as ton cap, mais tu ne maîtrises ni les vents, ni les vagues. Il faut tirer des bords !

RACONTEZ-MOI VOTRE MEILLEUR SOUVENIR D’ENFANCE ?

Je voulais descendre dans le sud pour faire mes études, je me suis inscrit à l’IUT de Bordeaux et boom… j’ai été pris en maths sup à Rouen ! L’année suivante je me suis inscrit en 1 er choix à l’Ecole Nationale d’Ingénieur de Tarbes et comme il fallait un 2 ème choix j’ai mis l’Ecole Nationale d’Ingénieur de Metz et boom… j’ai été pris à Metz ! Il s’est écoulé 6 ans !!!

Et puis à la fin de mes études, je me dis : bon, allez, je vais chercher du boulot dans le sud-ouest. Et là ça marche… ouf !

Pour revenir à mon meilleur souvenir d’enfance, c’était mes vacances à la Tremblade ! Le fait de vivre très simplement, d’être orienté nature avec les plaisirs de la plage, de se retrouver entre amis hors du cocon familial, de dormir dans une tente et pas dans un lit, d’aller à la pêche. Oui, c’est mon meilleur souvenir !

Enfant, j’avais ce côté très bosseur et créatif à la fois…

Je pouvais passer 5 heures à jouer avec mes Lego, sans embêter personne. Ma mère me l’a dit plus d’un millier de fois. Et je détestais suivre les notices. Je voulais construire moimême, à ma sauce, au format que je voulais.

Et un côté très couteau suisse…

En plus, je n’aimais pas les constructions statiques, il fallait toujours qu’elles servent à ça, mais aussi à ça et si ça se trouve ça pourrait faire ça aussi… Enfin voilà, il fallait toujours que ce soit mobile, flexible, et que ça ait 15 fonctions en même temps. Un peu comme le couteau suisse… qui était… l’outil préféré de MacGyver…

Enfant, j’adorais aller dans les poubelles de la déchetterie, fouiller, récupérer, recycler.

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